Je consacre mon temps à l’analyse prospective des codes de la consommation
et des comportements, en utilisant un outil précieux : la poésie
documentaire.
Depuis 2018, j’écris une lettre mensuelle sur nos vies matérielles : nos
objets, leurs histoires, leurs usages, leurs futurs. Pourquoi la capsule
Kinder est-elle jaune ? Que sent la lessive brésilienne ? En quoi consiste
le self-grand-parenting ?
Cette lettre trace un trait d’union entre le passé, le présent et les
futurs possibles.
Depuis 4 ans et 86 lettres, j’ai exploré de nombreux sujets originaux,
issus de lectures pluridisciplinaires (histoire, sociologie,
anthropologie, design, histoire de l’art…) et du dépouillement de
nombreux articles de presse des cinquante dernières années. Le but ?
Comprendre ce qui motive notre rapport aux objets et nos
comportements, voir le fil rouge derrière la tendance, comprendre le
passé pour une analyse en profondeur de ce qui bouge et ce qui reste
intact. Mes sujets de prédilection touchent à l’univers matériel du
domestique et du confort, avec un fil directeur: comment fabrique-t-on
du familier à partir du nouveau ?
Parmi les sujets explorés : la transmission des gestes et attitudes,
la comfort food, l’influence des conditions matérielles sur la vie des
artistes, la notion de seuil dans la culture japonaise, les listes de
courses, l’esthétique du raté en pâtisserie…
En ces temps de crise énergétique, comment pouvons-nous imaginer le futur du confort intérieur ? Ce travail de recherche réalisé pour l'agence de design NCI Studio propose de revenir dans le passé pour explorer 70 ans de confort en France.
Cet article traite du droit au repos comme droit à l’opacité et à l’intimité. J’y questionne à qui nous l’accordons et selon quelles conditions, à qui profite la déconnexion entre corps et esprit qu’entraîne l’épuisement.
Dans le cadre d'un appel à textes sur les plaisirs coupables, j'ai écrit un texte (en anglais) sur ce que ma pratique du collage, dans de grands carnets de bord de mes lectures, me permet de digérer.
J’ai écrit sur l’imagerie du poêle à bois et ce qu’elle dit de nos rêveries de la campagne.
J’ai écrit sur la difficulté d’éduquer son chien et de trouver la bonne distance en se liant avec un animal qui ne parle pas.
J’ai écrit sur Hester Bateman, une veuve d’orfèvre qui a repris l’atelier de son mari et en a fait une marque réputée, dans l’Angleterre du XVIIIe siècle.